Témoignages de Vincent KOENIG, Héléna BOFF, Élodie MILLET, Claudia BRECHENMACHER, 

Vincent KOENIG, Terminale ES Promo 2006 :Etudiant en 2ème année DUT Techniques de Commercialisation à l'IUT de Colmar.


 J'ai obtenu mon Bac ES en 2006 au Lycée Henri Meck de Molsheim.

Fin seconde, j'ai opté pour cette filière car les matières principales enseignées sont indispensables pour la poursuite d'étude (Maths, Economie,Langues) et me paraissaient intéressantes. Dans cette filière, il s'agit d'être concret et ouvert d'esprit. Le travail ne repose pas seulement surl'apprentissage "par cœur" mais on apprend à réfléchir par soi-même. Le BAC ESa aujourd'hui une valeur aussi sûre qu'un BAC S, ce qui ne paraissait pas visible auparavant. On remarque les anciens élèves de la filière ES par leur bonne culture générale car il est nécessaire dans cette filière de se tenir au courant de l'actualité. L'avantage de cette section est le fait qu'elle ne ferme pas un projet d'avenir encore flou car elle regroupe un nombre important de matières (français puis philosophie, langues, maths, histoire-géographie, économie,...) permettant de nombreux débouchés post-bac. De plus, le profil ES est nécessaire pour travailler dans différents domaines tels que le commerce, le social, le marketing,...

Héléna BOFF, Terminale ES Promo 2006 : 2ème année en Economie-Gestion à L'Université Louis Pasteur 

La seconde reste une grande étape de notre scolarité. Elle symbolise non seulement le changement avec le collège mais également l'année DU choix, en l'occurrence celui de la filière. Je me souviens m'être posée tout un tas de questions, ce n'est pas un choix à prendre à la légère. Il allait tout de même déterminer le bac que j'allais passer, voire même orienter mes études supérieures. J'ai finalement jugé la filière ES comme étant la plus pertinente pour mon avenir scolaire et professionnel. J'ai surtout été attiré par la richesse et la diversité du programme. Certes, la matière «SES» présente le plus fort coefficient mais la filière reste pluridisciplinaire, laissant une large place aux Maths, à l’histoire-géo, la philosophie et les langues. Ainsi, entre un Bac S et un Bac L respectivement trop axés sur les matières scientifiques ou littéraires, le Bac ES me semblait être le plus complet des trois. J'ai apprécié la possibilité de pouvoir passer un Bac où les matières principales étaient totalement différentes (coefficient 7 pour les SES et les Maths, coefficient 5 pour l'Histoire-Géo) . 

Suite à l'enseignement des SES, cela m'a apporté une grande curiosité et de l'intérêt pour l'actualité politique du fait d'une meilleure connaissance des rouages de notre Société. En effet, les sujets que nous traitons en classe (théorie classique vs théorie keynésienne, le travail et le chômage, les inégalités économiques et sociales, la délinquance, etc.) sont parfaitement en rapport avec tous les évènements d'aujourd'hui. Ainsi, cette filière m’a permis de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Par exemple, j'arrive à avoir un regard plus critique sur les discours des hommes politiques, à discerner si ce qu'ils disent est réellement possible ou s'ils font juste de la démagogie.  

De plus je trouve que ce cursus est l'un des meilleurs moyens pour parvenir à se forger sa propre opinion, à acquérir un véritable esprit critique. Durant les cours, il est même arrivé qu'un débat s'installe entre plusieurs élèves, chacun défendant son point de vue sur la meilleure politique économique à adopter. Et même si nous ne pouvons jamais être totalement objectifs, la filière ES nous habitue à chercher plus loin, à toujours creuser pour voir le véritable aspect des choses, plutôt que d'avaler une idée toute faite, formatée. J'ai également appris à me questionner sur tous types de documents afin d'en déduire par la suite un raisonnement logique (reconnaître l'orientation politique du texte, savoir lire un tableau chiffré). Il ne suffit pas de prendre les informations diffusées à la télé et à la radio comme elles viennent, mais à en chercher les causes et les conséquences. Sinon quel intérêt de savoir le taux de change du dollar par rapport à l'euro si on n'en connaît pas les effets ?...

On étudie en outre la manière de traiter différents sujets : assimiler la démarche de la dissertation, la rédaction d'un texte de synthèse ou de réponses courtes mais complètes. De ce fait, mes dissertations ont l'avantage d'être toujours construites, méthodiques.

Malheureusement, aujourd'hui le cursus ES est sous-estimé. Les préjugés aiment dire que le Bac ES est facile !! Loin de moi l'idée de remettre en cause la complexité du programme S, une matière telle que les SES ne demandant aucun théorème mathématique n'est pas synonyme de facilité. Non, la série ES n'est pas la section poubelle pour ceux qui ne sont ni bons en maths ni en français. Bien au contraire, étant une filière généraliste, elle nous donne toutes les bases nécessaires afin de continuer nos études dans le supérieur, nous proposant ainsi une multitude de possibilités d'avenir après le Bac. Il est fatiguant de devoir répéter à certains que l’excellence ne demeure pas seulement chez les scientifiques...

Elodie MILLET, Terminale ES Promo 2002 : cadre A contrôleur de gestion chargé du suivi des associations. 

  A l'issue de la classe de seconde, j'ai décidé de m'orienter en 1ère ES. Les cours d'initiation à l'économie et aux sciences sociales m'ont convaincue de continuer dans cette filière. Et bien que n'étant pas mauvaise élève, les matières scientifiques dures ne correspondaient pas à ma sensibilité. Je dirai avec le recul que les matières enseignées en section Economique et Sociale m'ont permis de développer mon esprit critique et de découvrir les rouages de la société qui nous entoure. Mais aussi de mieux comprendre les mécanismes politiques et d'acquérir une vraie culture générale. Enfin, cette filière ouvre un grand nombre de porte dans des domaines professionnel très attractifs (commerce, finance ...). Après un Master de Sciences économiques, j’ai rapidement trouvé un emploi à la CUS en tant que cadre A contrôleur de gestion chargé du suivi des associations. Je suis en charge de contrôler l'utilisation d'une ligne budgétaire de 40 millions d'€. De plus, je touche à tous les domaines d'intervention de la ville !! Je vois un peu mieux de quelle façon sont appliquées les politiques économiques !!

Claudia BRECHENMACHER, Terminale ES Promo 2006, élève en 2e année Prépa HEC option économie au lycée Kléber

  Pour ma part, aller en section ES était un choix, et j'ai souvent dû argumenter face à certains sceptiques! C'est bien dommage! En fait, je savais déjà avant d'aller en Première ES que mon souhait était de faire une classe préparatoire, afin d'intégrer par la suite une école de commerce. Le but était de trouver dans cette filière des matières plus concrètes, qui allaient davantage dans le sens de ce que j'avais l'intention de faire. Je suis entièrement satisfaite de mon parcours